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Découvrez votre héritage émotionnel

Chaque famille possède une histoire, des valeurs et des croyances qui influent sur la façon de se comporter de ses membres. « L’héritage émotionnel s’inscrit très tôt chez le nouveau-né, car, faute d’accès au langage, c’est le ressenti qui lui vient en premier, explique Marie- Geneviève Thomas. Il s’approprie les émotions ressenties, portera facilement la tristesse, la colère ou la peur de ses parents. On peut dire que l’enfant naissant a déjà connaissance de l’inconscient de son père et de sa mère. » Pour la thérapeute, « se sentir régulièrement débordé ou bloqué par des émotions persistantes est le signe qu’elles sont peut-être transgénérationnelles, c’est-à-dire appartenant à un autre membre de la famille ». En prendre conscience est déjà un grand pas vers la libération et la réappropriation de celles qui nous sont propres. Pour mettre au jour les racines de nos émotions, Marie-Geneviève Thomas a conçu une méthode inspirée du génosociogramme, un arbre généalogique établi de mémoire sur plusieurs générations, matérialisant des faits marquants et des liens affectifs de la famille. Cette méthode permet de réécrire notre grammaire émotionnelle. 

1. Construisez votre génosociogramme 

Dans un cahier, notez ce que vous savez des lieux, pays d’origine, déménagements, éloignements, séparations et décès, ainsi que tous les événements marquants liés à chaque personne. Pour compléter votre recherche, vous pouvez interroger vos parents, votre fratrie et votre famille plus élargie. Prêtez attention à la manière dont ces informations vous seront livrées (ton de la voix, émotions manifestées, qualificatifs employés, silences...) et prenez note de l’ensemble. 

Repérez les points de vulnérabilité en relevant les événements douloureux (fausses couches, IVG, dépressions, maladies psychiatriques, accidents, handicaps, incestes, viols, suicides...). Essayez également de « fouiller » les périodes historiques difficiles, comme les guerres. 

Prêtez attention aux événements positifs (naissances, promotions sociales, unions heureuses et de longue durée...), ainsi qu’à la façon dont ils ont été vécus et dont ils ont influé sur les membres de la famille. Identifiez également les liens et les lieux structurants, stabilisants. Une fois ces observations collectées, réunies et « pensées », vous verrez se dégager les grands chapitres de votre roman familial et apparaître les lignes de fracture et de force. Vous pourrez aussi comprendre la manière dont tous les événements ont conditionné les comportements et les choix des uns et des autres, jusqu’à vous. 

2. Prenez conscience des types émotionnelles de votre famille 

De manière empirique, la psychogénéalogie a mis en lumière des liens existant entre certaines émotions et certains événements familiaux, qui se répètent ou dont les effets se transmettent de génération en génération. C’est ce qui façonne les typologies familiales : familles de colériques, d’anxieux, de dépressifs, d’insatisfaits, de victimes... 

La tristesse est très souvent le fruit de deuils non terminés ou de séparations douloureuses vécues dans l’enfance. 

La peur résulte d’épisodes « historiques » traumatisants (guerre, immigration, déportation) et d’événements « privés » graves (série de décès par accident ou maladie). 

La colère peut être liée à des phénomènes d’injustice (sociale ou intrafamiliale) et à de mauvais traitements (maltraitance physique ou psychologique, comme la négligence, le mépris, le manque de reconnaissance, l’hyperexigence...). 

La honte fait suite aux actes condamnés par la morale de la famille (enfant né sous X, adultère, libertinage, mésalliance sociale), par la loi (tous les actes criminels) ou par l’histoire (collaboration). 

La culpabilité découle du sentiment d’être la cause d’un événement non désiré, malheureux ou dramatique (un mariage déclenché par une grossesse, un décès après une rupture, une bonne intention qui tourne mal...).

3. Repérez les répétitions

Chacune signale une loyauté familiale consciente ou inconsciente. Il peut s’agir de répétitions de prénoms, de dates, de métiers, d’événements graves (accidents, maladies, ruptures) ou heureux (rencontres, naissances attendues, « coups de chance »).

Le prénom nous rapproche de ceux qui portent le même que nous. Interrogez vos parents, ou d’autres membres de la famille, pour savoir ce qui a motivé le choix du vôtre. Les questions : quelles ressemblances ou différences existe-t-il entre moi et les membres de ma famille qui portent – ou portaient – ce pré- nom ? Quelles attentes, conscientes ou non, ont pu peser sur moi via le choix de mon prénom ?

Les dates nous indiquent de qui nous sommes « héritiers » ou quel destin se rappelle à travers nous. Par exemple, une date récurrente d’accouchement dans la famille peut correspondre au jour du décès prématuré d’une aïeule. Les questions : existe-t-il dans ma vie des dates récurrentes ? Quelles sont les émotions qui y sont attachées ?

La place dans la fratrie (aîné, cadet ou benjamin) nous renvoie à d’autres membres de la famille qui occupent ou occupaient la même place. Les questions : quelles relations ceux qui, comme moi, sont ou étaient aînés, cadets ou benjamins ont-ils tissées avec leurs proches ? Quelles relations ai-je tissées avec les miens ? Quelles émotions sont attachées à ces places ?

Les métiers répétés mettent en lumière les membres de notre famille que nous voulons suivre par imitation ou ceux dont nous voulons (ou sommes poussés à) poursuivre l’œuvre. Les questions : ai-je vraiment choisi mon métier ? Qu’est-ce que je ressens envers celui qui l’exerce ou l’exerçait aussi dans ma famille ?

4. Identifiez vos croyances familiales

Il s’agit ici de repérer celles qui fondent la culture de chaque famille et qui se transmettent dans son patrimoine émotionnel. Cet examen permet de mettre au jour les messages légués et intégrés.

Interrogez-vous sur les règles – tacites ou expresses – en vigueur, de la manière suivante. Dans ma famille : – En quoi et en qui croit-on (la valeur travail, le père ou la mère, Dieu, etc.) ? – Quelles études faut-il suivre ? Quels métiers envisager ? Certaines options sont-elles interdites ou mal vues ? – Quel est le « discours » sur la sexualité ? – Doit-on se marier ? Quel conjoint est préférable ? Lequel est mal vu ? – De quelle façon vit-on (ouverte, autarcique) ? Quelle place est accordée au travail et aux loisirs ? – Comment élever les enfants ? En transmettant quelles valeurs ? Quelle place est donnée à l’autorité, à la reli- gion, à la morale ? – Quels sont les sujets tabous ou qui s’avèrent conflictuels ?

Une fois les réponses obtenues, reprenez-les une par une en prêtant attention à vos émotions : colère, tristesse, sentiment de sécurité, etc. Puis demandez-vous lesquelles de ces règles et croyances vous avez adoptées sans les remettre en question. Chaque intégration « malgré soi » est source de conflit intérieur et peut se manifester par des débordements émotionnels réguliers.

5. Libérez-vous des chaînes émotionnelles

L’objectif est de se détacher sans se délier, car notre famille nous donne nos racines : elle nous ancre dans le monde et dans le temps.

Illustrez votre arbre à l’aide de photos, de dessins de métiers, de drapeaux de pays, de tout ce que vous jugerez évocateur pour mettre en images votre culture familiale.

Prenez le temps de ressentir ce qui se passe en vous face à vos deux lignées. Quelles émotions « montent » ? Nommez-les, puis essayez d’évaluer leur intensité.

Écrivez des phrases réparatrices sur votre cahier ou en marge de l’arbre, comme : « Je me libère de (ma colère, mes peurs, ma honte, ma tristesse...) » ; « Je mets tout en œuvre pour réussir (ma vie professionnelle, ma vie amoureuse...) ». Vous pouvez aussi :

Méditer pendant un mois, (un peu) chaque jour, sur les membres de votre famille qui ont souffert et dont vous sentez que vous portez les « ombres ». Cette démarche est une façon de vous apaiser tout en leur rendant, de manière compassionnelle, leur histoire.

Exprimer de la gratitude envers ceux dont vous sentez qu’ils vous ont transmis des qualités, des ressources, des valeurs. Cela permet de vous « défusionner » symboliquement tout en restant inscrit dans votre histoire familiale.

Fabriquer votre arbre généalogique idéal. Les personnes que l’on admire sont souvent celles avec qui l’on partage des qualités et des talents. Inventez-vous une nouvelle famille en sélectionnant parmi vos héros et héroïnes ceux et celles que vous aimeriez avoir comme parents, grands-parents, frères, sœurs, oncles et tantes. Prenez ensuite le temps de vous visualiser au cœur de ce nouvel arbre, prêtez attention aux pensées qui vous traversent, à la nature de l’énergie qui vous envahit, aux envies qui émergent... Ressentez enfin la possibilité de vous projeter dans l’avenir avec toute la force et la joie de votre nouvelle famille.

A DÉCOUVRIR

Marie-Geneviève Thomas, psychologue, psychothérapeute et animatrice d’ateliers de psychogénéalogie, est l’auteure de Psychogénéalogie, l’héritage invisible et de Pratique de la psychogénéalogie, construire son génosociogramme (Jouvence Éditions). 

Bibliographie :

« Le pouvoir de la gratitude » – Rébecca Shankland, ed Odile Jacob

« Aïe mes aïeux » - Anne Ancelin Schützenberger , ed. Desclée De Brouwer

source : magazine "Psychologies" mai 2015

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Comment le cerveau grandit avec l’âge

 
 

De la naissance à l’âge adulte, l’essentiel des transformations du cerveau se joue dans les connexions entre neurones. Leur complexité va être multipliée par quatre!

À la naissance, le cerveau du nourrisson est encore bien loin d’être achevé: sa taille ne dépasse pas le tiers de son futur gabarit chez l’adulte. Certes, sa croissance a été entamée très tôt, plus précisément au vingt-huitième jour de grossesse dès que sont apparues les premières cellules nerveuses. Immédiatement, ces dernières se sont mises à proliférer à un rythme effréné: pas moins de 3000 nouveaux neurones par seconde. Cinq mois plus tard, leur nombre frisera les 90 milliards, chiffre qui ne sera jamais dépassé. 

Mais pour atteindre sa maturité d’adulte, le cerveau doit ensuite mettre en place un vaste et compliqué réseau de connexions entre neurones. Une construction qui s’opère pour l’essentiel avant l’âge de 12 ans, avant de céder la place à des opérations d’«élagage». Dès les premiers jours, chaque contact, chaque geste,chaque émotion déclenchent la propagation de signaux nerveux qui vont renforcer les connexions entre neurones mises en place à partir du cinquième mois de grossesse. Parallèlement, ces cellules nerveuses continuent de créer de nouveaux contacts entre elles, tout en ne cessant de croître. 

A 3 mois, le cerveau a atteint la moitié de sa taille à l’âge adulte

Des chercheurs américains et norvégiens ont récemment mesuré cette maturation chez le bébé en s’appuyant sur l’imagerie par résonance magnétique (IRM). D’après leurs résultats, le cerveau grandit d’environ 1% par jour juste après la naissance pour atteindre un rythme de croisière de 0,4% par jour à 3 mois: à cet âge, il a atteint la moitié de sa taille à l’âge adulte. 

Globalement, cette croissance s’effectue de façon simultanée et continue dans les différentes structures du cerveau. Sauf pour le cervelet, zone située à l’arrière du cerveau et impliquée dans le contrôle des mouvements, de la coordination et de l’équilibre,qui grossit de plus de 100% en l’espace de 90 jours ; et pour l’hippocampe, structure clé de la mémoire, qui ne gagne que 47% sur la même période. Guidés par des signaux moléculaires, des milliards de neurones établissent de multiples contacts entre eux,grâce à leurs prolongements. Et ces circuits tout neufs permettent au nourrisson de 2 mois d’activer dans le côté droit de son cerveau les régions de la reconnaissance visuelle. 

À trois mois, il fait de même à l’écoute de paroles, en sollicitant les aires du langage de son hémisphère gauche. Et à 4mois, ces réseaux neuronaux aident l’enfant à raisonner: il est désormais capable de comprendre qu’un objet qui vient de disparaître n’a pas cessé d’exister pour autant. En parallèle, il commence à acquérir des capacités numériques,encore rudimentaires. En présentant à des bébés de cet âge des figurines et en réalisant sous leurs yeux des opérations impossibles (par exemple, 1+1=3), la psychologue américaine Karen Wynn a constaté, par leurs regards, qu’ils sont capables de s’en apercevoir et de comprendre le résultat d’une addition (1+1) et d’une soustraction(2-1). 

Vers 18 mois, il prend conscience de son identité

Vers l’âge de 1 an, le cerveau de l’enfant a atteint les deux tiers de la taille qu’il aura adulte. Entre 1 an et 6 ans, alors que la région du cerveau appelée cortex préfrontal gagne en maturité, ce qui améliore le stockage temporaire d’informations, l’enfant parvient à corriger des erreurs de raisonnement: par exemple, sur la localisation d’un objet qu’on lui a caché. C’est aussi à cette période, vers 18 mois, qu’il prend conscience de son identité. Il devient capable de se distinguer des autres, puis de leur attribuer des croyances et des intentions.Tout en saisissant que ses actes ont des impacts sur son entourage. Ces apprentissages passent d’abord par le jeu, avant d’impliquer le langage, entre 18 et 24 mois. Et, comme l’explique Olivier Houdé, professeur de psychologie à l’université de Paris Descartes et responsable d’une équipe de recherches du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), «se développer, c’est aussi apprendre à inhiber certaines connaissances à certains moments». 

L’élagage de l’adolescence 

Ce processus d’inhibition, qui se met en place très tôt, va régner en maître jusqu’à l’âge adulte,aux alentours de 25 ans,voire jusqu’à 30 ans. Il s’accompagne dès l’adolescence d’un véritable élagage neuronal visant à sélectionner et renforcer certaines connexions, et à en supprimer d’autres. Un élagage qui procéderait par vagues, touchant d’abord les régions du cerveau liées aux fonctions sensorielles et motrices de base, avant de s’attaquer au cortex préfrontal, le siège des fonctions cognitives dites supérieures. En revanche, l’imagerie cérébrale montre que ce processus d’élimination correspond aussi à une accélération del’influx nerveux qui rend le cerveau plus efficace. Enfin, le lobe frontal, siège des fonctions évoluées, est encore en pleine maturation. Ce qui fait qu’à 15ans, un adolescent n’a pas les capacités d’abstraction, d’organisation ni de prise de décision qu’il aura adulte. D’où une certaine propension à faire des choix et adopter des comportements qui semblent bizarrement immatures aux yeux des adultes, alors que, par ailleurs, le même jeune peut avoir des aptitudes intellectuelles remarquables!

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dans Actualités 359

La question aujourd'hui de savoir si on se sent bien parait inutile et sans intérêt mais notre cerveau et notre égo nous jouent souvent des tours. Les neurosciences nous aident à voir les secrets cachés.

Vous vous sentez affreusement mal, vous stressé(e), tendu(e)... Bref on connaît tous ces états ! Quelle est l'émotion qui en est la cause ? La tristesse, la colère, la culpabilité, la honte ? Prendre conscience de son état interne est la clé. C'est aussi simple que ça. Ca semble stupide, trop simple, pour certains peut-être que c'est même absurde. Quoi qu'il arrive, vous avez le droit de ne pas être d'accord, à vous de voir. Dans une étude récente effectuée par résonance magnétique appelée "mettre des mots sur nos ressentis", des participants devaient observer des images de personnes ayant des expressions faciales liées à certaines émotions. De manière prévisible, l'amygdale de chacun des participants s'activait en fonction des émotions véhiculées par les images. Par la suite, quand on a demandé aux participants de nommer l'émotion en question, les scientifiques on parfaitement vu grâce à l'IRM que la partie du cortex préfrontal ventrolatéral activé par le fait de nommer l'émotion réduisait l'activité de l'amygdale - partie du cerveau qui s'active en cas de danger, ou d'imprévu. Elle semble moduler toutes nos réactions à des événements qui ont une grande importance pour notre survie-. 

En d'autres mots, la prise en compte consciente des émotions réduit leur impact. 

amygdale

En revanche, tenter de supprimer l'émotion ou se convaincre qu'elle n'existe pas est une illusion, cela ne marche pas. Cette émotion s'inscrit et se cristallise dans votre corps à travers une réaction de celui-ci : rhume, angine, grippe, autres maladies, accident et cela en fonction de l'origine et de la cause de cette émotion.

En prendre conscience est vraiment la clé. Pour réduire la stimulation de l'amygdale, vous avez juste besoin de quelques mots pour décrire l'émotion et idéalement d'utiliser un langage symbolique en d'autres termes cela veut dire d'utiliser des métaphores ou une manière de simplifier l'expérience émotionnelle que vous êtes en train de vivre. Cela exige de vous que vous activiez votre cortex préfrontal qui réduit la stimulation du système limbique - partie du cerveau qui s'occupe des émotions. Voilà la clé : mettre de la conscience sur l'émotion et ne plus la subir réduit foncièrement son impact.

SPIRITUALITY

Les anciennes traditions étaient bien en avance de notre civilisation sur tout ces sujets. La méditation est une pratique ancestrale. Prendre du recul, accueillir les évènements, les pensées, les émotions et les mesurer est à la la base du courant de la pleine consciencecréé par Jon Kabat Zin.

En fait, prendre conscience affecte le cerveau si puissamment que cela impacte aussi mon entourage et les personnes qui le compose. Prendre conscience et accueillir les émotions est un des premiers outils utilisés par les enquêteurs dans les affaires criminelles.

Pourquoi je parle de cet outil par rapport à la gratitude ? Parce que les émotions sont extrêmement puissantes et qu'elle peuvent mettre à mal notre état d'esprit quel qu'il soit. J'ai beau prendre du plaisir et être très heureux de cultiver la gratitude au quotidien, une émotion non-accueillie, non comprise, ou subie a tendance à anéantir tout ce que j'ai pu mettre en place dans ma vie quotidienne.

Bon, j'espère que la lecture de cet article vous a permis d'avancer dans la façon d'aborder ces fameuses émotions. Peut-être que vous ne vous sentez pas dans une énergie extraordinaire, mais peut-être qu'il y a des choses dans votre vie qui vous cause des émotions et que cela vous cause du stress. Voici une approche qui va vous permettre de les gérer !

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dans Actualités 318

L’adolescent est une « machine à apprendre »

Le livre de Dr Frances E. Jensen « le cerveau adolescent » est une précieuse source d’informations quant aux transformations que vivent les adolescents. On y découvre notamment qu’ils sont de véritables « machines à apprendre ».

En effet, au niveau du cerveau, les adolescents possèdent plus de synapses excitatrices que de synapses inhibitrices, créant un état propice à la connexion et le tracé de « chemins » entre deux neurones.  Ceci facilite l’acquisition de nouvelles informations et leur stockage en mémoire à long terme. Ces chemins se renforcent d’autant mieux qu’ils sont utilisés fréquemment. Ce sont là les vertus de l’entraînement via la répétition.

 

Notons également que pendant la phase d’adolescence, se déroule l’élagage synaptique. Il consiste à supprimer les connexions inutilisées pour optimiser la structure cérébrale. Ceci s’observe par une transformation partielle de la matière grise en matière blanche. Le cerveau y gagne en efficacité.

On peut résumer ce phénomène par « Utilise-moi ou perds-moi ».

Ainsi donc,  les neurosciences nous confirment que les ados ont des prédispositions pour apprendre. Encore faut-il que l’intérêt et l’attention soient présents. Surtout que, contrairement à ce qu’ils peuvent penser, les ados sont très mauvais en multi-tâche. Ils ont donc besoin de canaliser leur énergie et apprendre à se concentrer sur une chose à la fois pour réguler leur cerveau fougueux.

Conclusion du Dr Frances E. Jensen :

« Il est plus facile d’inscrire de nouvelles informations et de les conserver adolescent qu’adulte.[…] L’adolescence est le meilleur moment pour identifier ses forces et investir dans ses talents émergents. C’est aussi le moment où vous (parents/enseignants) obtiendrez les meilleurs résultats si vous faites appel à la remédiation, ou à toute autre aide spécialisée, pour résoudre des problèmes cognitifs ou émotionnels. »

L’auteur donne quelques conseils pour accompagner les ados :

   leur donner peu de consignes à la fois (et ne pas s’étendre dans des explications)

   écrire au lieu de parler

   les aider à s’organiser en leur offrant un agenda

   les inviter à pratiquer la méditation pour la gestion émotionnelle, la diminution du stress et le développement de la concentration

   les écouter avec empathie pour les aider à verbaliser leurs ressentis

   passer un contrat avec eux pour le temps passé sur les écrans et notamment les smartphones qui captent leur attention à tout moment

   placer l’ordinateur dans un lieu commun à toute la famille (et non dans leur chambre)

   avoir une attitude bienveillante et ferme

   établir des règles simples validées ensemble

   les guider dans la découverte de leurs forces et talents

Source : http://adozen.fr/ladolescent-est-une-machine-a-apprendre/

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dans Actualités 409